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6 juin 2014 - 11:39

 

Football première division de district Froidcul, un club porté par son quartier Aujourd'hui à 05:00     1 2 3 4 5 Vu 9 fois Alexis Lopera et ses partenaires de l’US Froidcul accèdent à la PHR.  Ils ont fêté leur titre avec un maillot spécialement floqué pour l’occasion.  Photo RL

Alexis Lopera et ses partenaires de l’US Froidcul accèdent à la PHR. Ils ont fêté leur titre avec un maillot spécialement floqué pour l’occasion. Photo RL

L’US Froidcul n’est pas seulement un club. C’est aussi l’âme d’un quartier. Son retour en championnat de Ligue est un événement sur le plateau de Moyeuvre.

CATTENOM – FROIDCUL (dimanche 15h)

Sur les hauteurs de Moyeuvre-Grande se trouve une cité dont les habitants défendent l’identité, notamment au travers de leur club de foot. L’US Froidcul, champion du groupe A de Première division, évoluera à nouveau au niveau régional la saison prochaine. Il revient de loin.

« Dans les années 1960, l’USF a joué trois saisons en DH », rappelle le président Michel Zantedeschi. Après des hauts et des bas, le club a disparu en juin 2004. « Très vite, des personnes se sont mobilisées pour le relancer. » Il renaît de ses cendres dès 2005 avec des équipes de jeunes. Puis une équipe seniors est engagée en Quatrième division en 2007. Mais les footballeurs n’en ont pas fini avec les tourments.

« En 2010, le maire a voulu imposer la fusion avec l’UL Moyeuvre (aujourd’hui en D1 départementale, N.D.L.R.). En cas de refus, nous étions menacés de disparition pour raisons financières , expose Zantedeschi. Cela nous a galvanisés. Une foule de personnes du quartier est venue défendre l’USF lors d’une réunion avec les élus. On s’est battus, on a fait reculer la municipalité. Dans la foulée, j’ai pris la présidence. »

Cependant, la continuité du club ne va pas sans concessions. « La Ville nous accorde une subvention sportive de 12 000 € et une subvention de fonctionnement de 10 000 €, mais s’est totalement désengagée de l’entretien des installations. » Depuis, dirigeants, joueurs et supporters continuent à faire vivre le vétuste stade Camille-Holveck. Du pur bénévolat.

« Nous devons payer l’eau, le gaz, l’électricité, tondre la pelouse, tracer le terrain, entretenir les locaux. Tout est à notre charge , détaille le président. Les joueurs ont repeint les vestiaires. Cela crée de la solidarité. Notre équipe est composée uniquement de joueurs ayant fait leurs gammes ici, à l’exception d’un jeune arrivé en 2007 et adopté depuis. Le retour de Mustapha Hemidi au poste d’entraîneur n’est pas étranger à notre montée. Il a fait un bon boulot, notamment au niveau mental. »

Dimanche, les Rouge et Bleu – « des couleurs chères à tout un quartier » – joueront encore un match à Cattenom. Leur ticket pour la PHR est en poche depuis le 25 mai.

L a municipalité y ayant renoncé, les joueurs ont repeint eux-mêmes les vestiaires

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